Un jour sans

Publié le 07 avril 2026 moins d'une minute de lecture 3 lecture
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S’évader de son corps quand il les fait souffrir
Le rêve de beaucoup lorsqu’ils n’en peuvent mais.
Ce corps qui autrefois avait tant à offrir
À présent les trahit, et leur dit : plus jamais.

L’esprit est en prison mais bouillonne encore
Ses liens avec le monde passent las par lui
À la fois ses barreaux et ses dernières portes
Par où une lumière parfois encore luit.

Vieillir ce n’est rien s’il n’est pas de douleur
Lorsque tout ralentit, demeure le meilleur,
On prend le temps de vivre sans avoir à courir
On peut encore boire et chanter, même rire.

Mourir n’est grand chose, dépérir est bien pire
Certains espèrent même bien plus vite partir.
La vie n’a plus de goût lorsqu’on ne peut en jouir
Qu’elle n’est plus prétexte qu’à un peu plus souffrir.
Pierre Jean Boutet - Logo

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