Dans la grande maison

Publié le 12 mars 2026 2 minutes de lecture 2 lecture
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Dans la grande maison, un instant dépeuplée,
Je me sens soudain seul, ermite improvisé.
Après l’agitation de ces jours, qui me plaît,
Je goûte à ce grand calme qui vient de s’imposer.

C’est la loi des contraires qui s’attirent l’un l’autre
Et pour y résister je ne suis un apôtre.
J’aime quand vient la paix si elle suit la tempête
Et quand je suis trop seul, les bruits des jours de fête.

Dans la grande maison dont je suis le gardien
Tandis que jouent ailleurs tous ceux qui sont les miens
Je médite un moment et je me mets en pause
Et avec mes pensées, c’est alors que je cause.

Ne faut-il par moment marquer un peu l’arrêt
Et regarder sa vie, alors que l’on courrait ?
S’interroger un peu, savoir où l’on en est
Est-on au moins heureux, a-t-on assez aimé ?

Non point pour observer longuement son nombril
Mais pour se demander ai-je été même utile ?
Qu’ai-je fait de ma vie, et quel souci de l’autre
Ai-je manifesté ? Ce moment est le nôtre.

Dans la grande maison où je suis à l’abri
Des mouvements du monde, de ses guerres et ses bruits
Bien souvent je m’assieds et aussitôt j’écris
Pour apaiser en moi les doutes et les cris.
Pierre Jean Boutet - Logo
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